Et on dirait qu’on serait caissières !


Isa
par

Catalogue de Noël + jeu d'imitation = sexisme. On appelle « jeu d’imitation », le principe de « faire semblant », de « faire comme si… ». Qui n’a jamais prononcé cette phrase étant enfant : « Et on dirait qu’on serait… ». Par contre, est-ce qu’on dirait qu’on serait caissières ? Ça, c'est pas nous qu’on le dit !

De l'utilité du jeu d'imitation au sexisme

Entre 18 mois et 2 ans, cette fonction d’imitation est essentielle dans la construction de l’enfant. Il commence à faire semblant de dormir, de manger, attribue des rôles aux objets, aux personnages qu’il invente. Le jeu d’imitation, c’est rejouer des scènes de la vie, ou rejouer la réalité et inventer de nouvelles issues. Si ces jeux d’imitation ont une fonction motrice, psycho-affective, de communication, leurs déclinaisons dans les magasins de jouets imposent un sexisme ordinaire à des générations d’enfants.

Aujourd’hui, les grandes enseignes de jouets, plusieurs fois pointées du doigt, ont aboli la rubrique « filles » et la rubrique « garçons ». Pour autant, le résultat reste le même : du sexisme, du sexisme, du sexisme. Et cette réalité est vraiment palpable à la rubrique « jeux d’imitation » que l'on retrouve dans la majorité des catalogues de Noël. Et dans le merveilleux royaume des jouets, on fait comme les grands...ou plutôt on nous incite à reproduire les mêmes schémas encore et encore.

Attention : âmes féministes s’abstenir !

En quelques images, on a pu voir que les filles sont toujours caissières et les garçons toujours vétérinaires ou docteurs. Et pourquoi pas l'inverse ? Serait-il trop compliqué de faire du jeu d'imitation, une chose mixte. Et ne regardez pas votre calendrier, nous sommes bien en 2016.

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Isa

Dite le petit futé de BEJOUE, elle aime les histoires de jeux et de gens, les enquêtes de terrain au pied de son immeuble, et la moquette dans les pubs.