L'industrie du jeu vidéo n'aime plus Donald


Isa
par

Le 30 janvier 2017, l'ESA (Entertainment Software Association) publiait un communiqué de presse en réaction à la politique d'immigration du nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump. L'industrie du jeu vidéo exhorte la Maison Blanche à faire machine arrière. Le fait est inédit.

L'ESA représente l'ensemble des entreprises américaines qui créent et éditent des jeux informatiques et vidéo sur consoles, tablettes, smartphones, ordinateurs et Internet. Cette association regroupe des poids lourds comme Microsoft, Sony, Nintendo, Electronic Arts, Ubisoft, Warner Bros et bien d'autres. Lorsque l'on sait que le chiffre d'affaires de ce secteur s'élève à 23,5 milliards de dollars aux Etats-Unis et que plus de 60% des Américains jouent aux jeux vidéo, il s'agit de ne pas froisser le milieu. Mais c'est déjà chose faite.

Le tweet de Rich Taylor

Le décret visant à bloquer l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) passe mal à l'ESA. Rich Taylor, son vice-président, tweetait le 30 janvier 2017 :

Our statement in response to new travel policy implemented this past weekend. 

En effet, il explique que l'industrie du jeu vidéo américain se développe grâce aux contributions des innovateurs et des "storytellers" du monde entier, et que leurs entreprises comptent sur le talent qualifié de citoyens américains, mais aussi de citoyens étrangers et d'immigrés.

La guerre est déclarée entre l'ESA et Donald Trump. Cela ne date pas d'hier. En 2012, il avait annoncé sur tweeter :

Video game violence & glorification must be stopped – it is creating monsters !

 Il y a 155 millions de joueurs américains et pour l'instant, un seul monstre à crinière jaune à l'horizon.


Isa

Dite le petit futé de BEJOUE, elle aime les histoires de jeux et de gens, les enquêtes de terrain au pied de son immeuble, et la moquette dans les pubs.